Du 2 au 6 mai 2026, la ville de Saïda s’impose comme le carrefour incontournable des arts au féminin. La 9e édition du Festival national de la littérature et du cinéma de la femme s’ouvre aujourd’hui sous le signe de l’émotion, avec un hommage appuyé à l’icône de la scène algérienne, Baya Bouzar, plus connue sous le nom de Biyouna. Durant cinq jours, le public est invité à une immersion totale dans l’univers de créatrices venues d’Algérie et de tout le bassin méditerranéen.

Un carrefour des regards
Pour cette 9e édition, le commissaire du festival, Belkacem Moulay a placé la barre haute. L’événement se veut un espace de tissage où les histoires se racontent par l’image et les mots, franchissant les frontières géographiques. Pour la première fois, la Tunisie, la Palestine et l’Espagne rejoignent l’Algérie, offrant une diversité qui transcende les territoires pour souligner une humanité partagée.

Une sélection de haut vol
Le festival dévoile une programmation cinéphile d’une grande richesse. La compétition des longs métrages propose des œuvres fortes telles que Hadda d’Ahmed Riad, Les Tempêtes de Dania Reymond-Boughenou, ou encore Poupiya de Yacine Bouaziz, triplement primé à Annaba lors du récent Festival du film méditerranéen de Annaba.
Côté courts métrages, la sélection met en avant des réalisateurs aux esthétiques affirmées, avec des titres comme Affaire d’honneur d’Oussama Kobbi, Gardienne de nuit de Nina Khada, ou encore Arythmie de Yasmine Benaceur
L’ouverture sera marquée par la projection du film Ahmed Bey de Jamal Chorja. Le festival accorde également une place centrale à la Palestine, avec notamment la projection de Palestine 36 d’Annemarie Jacir et la collection de courts métrages Women from Ground Zero.
Des jurys d’exception
La rigueur de cette édition est garantie par des jurys prestigieux. La compétition des longs métrages est présidée par l’emblématique actrice Nadia Kaci, accompagnée de la romancière Maïssa Bey et de la directrice de production Rahma Goubar. Pour les courts métrages, c’est la scénographe et designer Feriel Gasmi Issiakhem qui préside le jury, entourée du monteur Rachid Benallal et de l’auteure Sara Berretima.
Le cinéma à la croisée de la littérature
Le festival se distingue par son approche pluridisciplinaire. Outre les projections, le programme inclut des volets littéraires, la remise de la bourse Zermani et un hommage vibrant à la comédienne Adila Bendimerad. L’industrie n’est pas en reste avec des ateliers d’écriture et de développement, témoignant de la volonté du festival d’être une véritable académie du cinéma, un espace de formation et de transmission pour la nouvelle génération.

Entre les cascades de Tifrit et les stations thermales de Saïda, cette édition ne se contente pas de montrer des films , elle invite à une réflexion profonde sur ce que signifie « créer » aujourd’hui. En offrant une tribune aux voix féminines et aux récits singuliers, le festival confirme son statut de pilier culturel, faisant de Saïda un point de rencontre incontournable pour tout le paysage cinématographique algérien et méditerranéen.



