Invitée du podcast Venu d’Orient sur Radio Orient, animé par la journaliste Nawal El Hamouchi, Maya Zerrouki Bendimerad, fondatrice et directrice de Dzdia, revient sur la naissance de ce média
indépendant dédié aux Algériens du monde. Un échange riche où il est question de parcours, de transmission, mais surtout de culture comme lien essentiel entre Algériens du monde.
À travers ce podcast, Venu d’Orient poursuit sa mission : donner la parole aux voix de la diaspora, à celles et ceux qui créent, réfléchissent et construisent des ponts entre ici et ailleurs.
Dzdia, un média né d’un manque… et d’une évidence
Au cœur de l’entretien, une question centrale : pourquoi créer Dzdia ?
Correspondante à Paris pour Le Soir d’Algérie, Maya Zerrouki Bendimerad se heurte rapidement à un constat simple : l’information culturelle algérienne existe, mais reste éparpillée. Concerts, sorties de livres, films, rencontres littéraires ou artistiques passent souvent inaperçus faute d’un espace qui centralise et valorise ces initiatives.
Dzdia est né de cette frustration partagée par de nombreux membres de la diaspora. Un média pensé comme un point de repère, un lieu où l’on sait que l’on trouvera l’essentiel de l’actualité culturelle algérienne, en France, en Algérie, mais aussi au Canada, aux États-Unis et partout où les artistes algériens se produisent.
Plus qu’un site d’information, Dzdia se veut un outil de connexion, notamment pour celles et ceux qui vivent loin du pays et cherchent à transmettre cette culture à leurs enfants.
Une ligne claire : montrer les belles choses
Dans le podcast, Maya Zerrouki Bendimerad insiste sur l’ADN éditorial de Dzdia. Un média qui fait le choix assumé de parler de culture, de création, de parcours inspirants. À rebours d’une actualité souvent anxiogène, Dzdia privilégie les récits positifs.
Mettre en lumière les artistes, les écrivains, les musiciens, les actrices et acteurs, les initiatives culturelles et positives. Créer de la visibilité, de l’entraide, de la solidarité. Un acte d’amour envers la culture algérienne, qu’elle porte et transmet depuis toujours.

Un parcours forgé très tôt, entre engagement et résistance
Si l’échange est largement centré sur Dzdia, Maya Zerrouki Bendimerad revient aussi sur ses débuts. Elle entre à la radio en Algérie au début des années 1990, en pleine décennie noire. Très jeune, elle découvre un journalisme exercé dans des conditions extrêmes, où chaque jour comporte sa part de risques.
Journaliste, animatrice, productrice, puis directrice de radio, elle évolue principalement dans le champ culturel, par choix. Un choix qui, à cette époque, relevait aussi de la résistance : résister par la parole, par la culture, par la présence.
Créer malgré tout
Dans Venu d’Orient, Maya Zerrouki Bendimerad adresse aussi un message clair aux jeunes femmes et aux journalistes qui souhaitent se lancer : il n’existe jamais de contexte idéal. C’est souvent dans les périodes de crise que naissent les projets les plus solides.
Penser autrement. Et surtout, faire.
Dzdia, encore jeune, qu’elle compare à un « bébé qui trotte mais ne marche pas encore », continue de grandir. Porté par une petite équipe engagée, le média s’inscrit dans le temps long, avec une conviction forte : montrer la beauté, pour que personne ne puisse dire “on ne savait pas”.
Le podcast Venu d’Orient avec Maya Zerrouki Bendimerad est à retrouver sur notre chaine Youtube et sur Radio Orient.

