Ville d’accueil incontournable de la Côte d’Azur, Nice a vu éclore il y a un peu plus d’un an sa toute première association culturelle dédiée à la diaspora algérienne, l’association ADAM (Association Diaspora Algérie Méditerranée). Depuis, l’association fondée par Radia Benamghar, ex-cadre de la Banque mondiale à Washington, compte plus de 150 membres et un riche programme pour “faire rayonner la culture algérienne” sur la French Riviera.
En France, sur les côtes Méditerranéennes, deux cités millénaires, terres historiques d’accueil se font face. D’un côté Marseille, sa grande diaspora algérienne, son réseau associatif bouillonnant, et de l’autre… Nice.
“Nice la Belle”, ville des plus cosmopolites (près d’un Niçois sur cinq est issu de l’immigration d’après l’INSEE), mais aussi véritable désert en matière d’associations culturelles tournées vers la diaspora algérienne. Il y a un peu plus d’un an, une oasis a émergé de ce désert : l’association ADAM (Association Diaspora Algérie Méditerranée). Fondée par Radia Benamghar, une ancienne cadre de la Banque Mondiale, l’association tente déjà de changer la donne.
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« La communauté algérienne de Nice, bien que nombreuse, restait souvent discrète »
« Après plus de 35 années à la Banque mondiale à Washington, j’ai ressenti le besoin de revenir dans le pays où j’ai grandi », raconte Radia Benamghar. Retour en France, à Arras d’abord, puis cap au sud. Coup de cœur immédiat pour Nice, « sa douceur de vivre, son ouverture sur le monde et la présence d’une communauté d’expatriés et cosmopolite ».

Mais derrière la carte postale, un angle mort. « La communauté algérienne, bien que nombreuse, restait souvent discrète », constate celle qui est née à Boufarik, aux racines ancrées entre Tigzirt et Staoueli. Alors elle crée ADAM, en janvier 2025. 150 membres aujourd’hui et une idée simple : faire du lien là où il manque.
«Avec ADAM nous avons l’ambition de valoriser la culture algérienne entre les deux rives de la Méditerranée, de créer des ponts, de favoriser le dialogue interculturel et de mettre en lumière les talents de notre diaspora », appuie Radia Benamghar
De Chakib Taleb Bendiab à Hamidou en passant par Merzak Allouache
Le réalisateur du film Alger, Chakib Taleb Bendiab, le chanteur Hamidou, la chercheuse Yasmina Touaibia (associée à l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain)… Tous ont déjà répondu à l’invitation d’ADAM pour offrir projections, concerts ou conférences entre deux sessions de networking.
De quoi apporter un souffle nouveau, vivant, à la communauté algérienne de Nice. « Afin, aussi, que les jeunes générations puissent, à leur tour, porter le flambeau avec fierté », n’oublie pas de préciser Radia Benamghar, le regard tourné vers l’avenir. Et au vu du programme d’avril 2026, l’association semble bien avoir de beaux jours devant elle avec entre autres une avant-première du film Première Ligne réalisé par Merzak Allouache, vendredi 17 avril 2026 (19h30, au cinéma Pathé Masséna).


