À Paris, le chaâbi s’apprête à retrouver son public parisien le 7 mars prochain. Kamel El Harrachi investira la scène du Babour Sauvage, pour une deuxieume escale très attendu, portée par l’artiste dont le parcours est indissociable de l’histoire du chaâbi, entre fidélité à la mémoire de son père et affirmation d’une voix personnelle.
Kamel revient au Babour Sauvage après le succès de son dernier concert dans le cadre du concept « P’tit Moh et ses matelots ». Une soirée qui avait marqué le public et confirmé l’attachement des amateurs à cette formule. Fort de cet engouement, l’artiste choisit de retrouver la scène parisienne en ce mois de Ramadhan pour une nouvelle date qui s’inscrit dans la continuité de cette dynamique.

Un héritage familial devenu engagement artistique
Auteur, compositeur et interprète, Kamel El Harrachi de son vrai nom Kamel Amrani est né dans une famille profondément ancrée dans l’histoire du chaâbi algérois. Son grand-père s’installe à Alger au début du XXe siècle et devient muezzin à la Grande Mosquée. La famille passe ensuite par Belcourt avant de s’établir à El Harrach, quartier qui inspirera le nom de scène de son père, Dahmane El Harrachi.
En 1991, Kamel choisit à son tour de porter ce nom, prolongeant ainsi une histoire artistique et familiale. Installé à Paris depuis les années 1990, il participe activement à la continuité du chaâbi classique tout en y apportant sa sensibilité.
Son premier album, Ghana Fennou, mêle des titres de son père à ses propres compositions. Une manière d’inscrire son travail dans la transmission sans renoncer à sa singularité.
Au Babour Sauvage, un dialogue entre mémoire et création
Pour cette nouvelle date, Kamel El Harrachi proposera un répertoire où les chansons de Dahmane El Harrachi rencontreront les compositions de Kamel, dans un échange naturel entre passé et présent.
« Je ne me vois pas monter sur scène sans rendre hommage à mon père. Le public retrouvera des classiques de son répertoire, ainsi que mes propres créations. Une forme de dialogue père fils. »
Ce concert du 7 mars ne sera pas simplement une date de plus. Il s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’un chaâbi qui continue de circuler, de se transformer et de rassembler.

