El Bandia Social Club, collectif d’artistes algériens à visée caritative, a donné son tout premier concert samedi 8 novembre à Paris. Un début prometteur pour ce projet musical solidaire, qui vise à récolter des fonds pour venir en aide aux plus démunis.
“Comme Robin des Bois”
“El Bandia Social Club, c’est un peu comme Robin des Bois : prendre l’argent à ceux qui en ont pour en donner à ceux qui n’en ont pas”, résume Reda Sika, le chanteur à l’origine du collectif.
Le projet s’inspire des Enfoirés, ce regroupement d’artistes français qui chantent au profit des Restos du Cœur.
“On a fait notre carrière, tout ce qu’il nous manque, c’est de rendre les gens un peu plus heureux, semer la joie et collecter un maximum de thunes pour les plus démunis !”, confie le chanteur Momo Djender.
“D’où le terme social club finalement”, sourit de son côté Noureddine Alane, également membre de ce collectif produit par Dataperpane.
Une idée née pendant le confinement
Avec pas moins de dix artistes au total, El Bandia Social Club était au complet samedi 8 novembre à l’espace Reuilly (à Paris) pour une première sur scène. Le public a vu s’enchaîner Momo Djender, Hamidou, Moh KG-2, Abderahman Djalti, Mohamed Polyphene, Reda Sika, Mohamed Reda, Noureddine Alane et Kamel Bouakaz. A la fin du show, une fois la clameur éteinte, ces derniers se rappellent avec émotion les prémices de ce projet, apparu en plein Covid.
“Ca s’est fait naturellement… On est tous amis, donc on s’appelait sur un groupe WhatsApp, chacun confiné chez soi. Puis on a décidé de réaliser un premier titre commun à distance, Qololi, avant de lancer enfin ce collectif”, raconte Noureddine Alane.
“Prendre aux riches pour donner aux pauvres… On est des bandits, mais des bons bandits. Des bandits dans la musique”, plaisante-t-il.
Une tournée et des sponsors en ligne de mire
Après cette première réussie, El Bandia Social Club espère désormais lancer une tournée. Leur objectif : concrétiser enfin ce rêve d’une solidarité en musique.
“C’est l’objectif… Faire de bonnes œuvres, donner de l’argent avec l’aide de sponsors, de la billetterie et des dons du public !”, insiste Reda Sika, avant de glisser un appel du pied aux futurs partenaires et de disparaître dans les coulisses de la salle parisienne.
