Avec son nouveau titre Klam Echeikha, Samira Brahmia invite à un voyage musical où se mêlent mémoire et émotions. Dès les premières notes, l’artiste transporte son auditoire dans les instants partagés avec ses proches, rappelant la richesse des chants traditionnels algériens.
Autrice, compositrice et interprète, Samira Brahmia excelle dans plusieurs registres. Piano, guitare, écriture, composition… Elle mène toutes ces dimensions avec énergie et cohérence. Avec Klam Echeikha, elle signe une chanson qui puise dans son histoire familiale tout en parlant à un public universel.
L’histoire derrière Klam Echeikha
« Je vais vous raconter l’histoire derrière mon nouveau titre Klam Echeikha », confie Samira Brahmia à Dzdia. Depuis plusieurs années, elle réfléchissait à un vieux chant de Chlef, sa région natale, qu’on entonnait lors du Mawlid Ennabawi. Le refrain de cette chanson l’avait particulièrement marquée et lui évoquait des souvenirs précis de son enfance.
Elle se souvient des visites familiales, du poulet fermier, du matlou3 (pain traditionnel) fait maison. « Cette chanson me rappelle mes grands-parents et toutes les personnes qui ont fait de moi ce que je suis », explique-t-elle. Pendant longtemps, elle hésite à l’écrire. Le déclic survient après le décès de son père. « Je me suis dit qu’il était temps de l’écrire, pour lui rendre hommage. C’est lui qui m’a poussée vers la musique, le piano et la guitare. Après cette épreuve, l’écriture de la chanson s’est faite très naturellement », raconte-t-elle.
Un hommage à Cheikha Rimitti et à ses ancêtres
Dans ce titre, Samira Brahmia ne se limite pas à un hommage familial. Elle célèbre également des figures emblématiques de la musique algérienne. « Je rends hommage à mes ancêtres, mais aussi à Cheikha Rimitti. L’histoire raconte qu’elle connaissait mon grand-père, qui était poète. Ils allaient ensemble à Relizane pour écrire de la poésie et chanter aux rythmes de la Gasba et du Guellal », confie-t-elle à Dzdia.
Les paroles évoquent les valeurs qu’elle défend et les moments précieux de sa jeunesse. « Beaucoup de personnes vont se reconnaître et se reconnecter avec ces instants passés autour d’un café sous le jasmin, le figuier ou le dahlia, la meïda, assis sur un tapis ou une hidoura », ajoute-t-elle.
Un clip original et une expérience innovante
Le clip du titre a été réalisé avec le soutien de Dropzik, une équipe d’Algériens installés au Canada et en Algérie. « Ils nous permettent de distribuer nos œuvres sur les plateformes tout en respectant notre patrimoine et cette envie de promouvoir la musique algérienne à travers le monde », souligne Samira Brahmia.
Le teaser du clip a été conçu grâce à l’intelligence artificielle. « Quand j’ai envoyé le titre au directeur de Dropzik, il m’a immédiatement fait part de son enthousiasme et m’a demandé si j’avais un clip. Je n’en avais pas, alors ils ont créé ce teaser, c’est original et cela donne une image à un son et à un univers », explique-t-elle.
Concerts à venir
Samira Brahmia présentera Klam Echeikha en concert dans plusieurs villes françaises : le 28 février à Bordeaux, le 3 avril à Clichy-sous-Bois, et le 11 avril à Montpellier lors du festival Al Andalus. Ces performances promettent d’être l’occasion pour le public de plonger dans son univers musical et de partager des émotions fortes.

