Certaines voix accompagnent les souvenirs de toute une époque. Celle d’El Ghazi en faisait partie. Le chanteur est décédé ce jeudi à Paris, sa ville natale, à l’âge de 83 ans. Révélé dès son plus jeune âge, il a construit une carrière de plus de six décennies et signé des chansons devenues incontournables du répertoire algérien comme Mahla Del Aâchia, Tawes, L’babur... Avec sa disparition, c’est l’un des artisans du renouveau de la chanson moderne et sentimentale qui quitte la scène, laissant derrière lui une œuvre qui continuera d’accompagner les amateurs de musique algérienne.
Décès d’El Ghazi : une figure de la chanson algérienne s’éteint
Selon les informations communiquées par son entourage artistique, El Ghazi est décédé ce jeudi à Paris. Né en 1942, il comptait parmi les artistes qui ont participé au renouveau de la chanson moderne et sentimentale en Algérie.
Sa disparition suscite une vive émotion auprès du public et du monde culturel. Au fil des années, il avait gagné le respect de ses pairs grâce à la qualité de son interprétation et à la longévité de sa carrière.
El Ghazi, un parcours guidé par les grands maîtres
El Ghazi a fait ses premiers pas dans la musique auprès du cheikh Sadek El Bedjaoui, figure majeure de la musique andalouse en Algérie. Cette formation lui a permis d’acquérir une solide maîtrise du chant dès son plus jeune âge.
Révélé au public dès les années 1950, il a ensuite développé son propre style. Au fil de sa carrière, il a su toucher un large public tout en restant fidèle à son univers musical.
Son parcours témoigne d’un engagement constant au service de la chanson algérienne. De génération en génération, ses œuvres ont continué d’être reprises et appréciées.
Des chansons devenues des classiques
Le nom d’El Ghazi reste associé à plusieurs succès qui occupent une place importante dans la mémoire des mélomanes. Il s’est notamment illustré au début des années 1970 avec Mahla Del Aâchia, l’un de ses titres les plus célèbres.
Son répertoire comprend également Achteh Achteh Ataouss, Ya bent el Djar et El Vavour. Ces chansons ont largement contribué à sa popularité et continuent d’accompagner les amateurs de musique algérienne.
Grâce à sa voix de crooner et son look qui rappelle celui d’Elvis Presley, il a enrichi le patrimoine musical national. Son œuvre demeure aujourd’hui un précieux témoignage de plusieurs décennies de création artistique.
Un hommage rendu avant son décès
En 2023, le Théâtre national algérien Mahieddine Bachtarzi avait rendu hommage à El Ghazi afin de saluer une carrière de plus de 60 ans. Cette distinction soulignait l’importance de sa contribution à la musique algérienne et la place qu’il occupait auprès du public.
Aujourd’hui, la disparition d’El Ghazi marque la fin d’un long parcours artistique. Ses chansons continueront toutefois de vivre à travers les enregistrements, les scènes qui les feront revivre et les générations qui découvriront son répertoire. Son nom restera associé à l’histoire de la chanson algérienne et à un héritage musical qui traverse le temps.


