Dans une atmosphère intime et suspendue, le Babour Sauvage, niché au cœur du parc de la Villette, a accueilli le 8 mai dernier une soirée hors du commun avec Akli D. . Il a offert un concert acoustique qui a marqué les esprits. Devant une salle comble, l’artiste a choisi de se dévoiler autrement dans un format épuré. Accompagné de deux amis, il a proposé une performance chaleureuse et profondément humaine.
Akli D.au Babour Sauvage : La proximité comme signature
Loin des grandes productions scéniques, Akli D. mise sur la proximité avec son public. Dès les premières notes, une atmosphère conviviale s’installe. Entre les morceaux, l’artiste échange, plaisante et raconte des anecdotes personnelles, créant un lien direct avec les spectateurs.
« C’est du high level », lance-t-il avec humour, avant d’ajouter : « C’est une humanité que j’aime beaucoup ».
Cette phrase résume l’esprit de la soirée.
Hommage à Mouloud Mammeri
Akli D. a également tenu à rendre hommage à plusieurs figures marquantes dont Mouloud Mammeri, figure majeure de la culture Amazigh et auteur de La Colline oubliée. Un clin d’œil chargé de sens qui témoigne de l’attachement de l’artiste à ses racines et à la transmission culturelle. L’émotion s’est aussi fait sentir lors d’un hommage à Idir, légende de la musique kabyle aujourd’hui disparue, dont l’héritage continue de résonner auprès du public.
« J’ai passé l’un des plus beaux moments musicaux de ma vie. C’était tellement immersif que pendant quelques heures j’ai eu l’impression de retourner dans ma jeunesse en Kabylie » Avis d’un spectateur.
Ainsi, cette soirée au Babour Sauvage a confirmé la capacité d’Akli D. à créer des moments de partage où la scène devient un espace de dialogue direct avec le public. À travers des titres emblématiques comme « Barman » et des morceaux plus poignants à l’image de « C. facile », où il évoque la difficulté de quitter son pays pour vivre dans un ailleurs étranger, l’artiste a installé une atmosphère de proximité rare. Un concert qui laisse derrière lui une trace durable dans la mémoire des spectateurs.

