Le Prix littéraire de la Grande Mosquée de Paris a dévoilé les huit ouvrages finalistes de sa cinquième édition. Quatre romans et quatre essais restent en lice pour les deux récompenses. La cérémonie aura lieu le 13 octobre prochain à la Grande Mosquée de Paris. Cette édition prend une dimension particulière. En effet, elle accompagne le centenaire de l’institution, inaugurée en 1926.
Huit ouvrages en lice
Le jury du Prix littéraire a retenu huit ouvrages dans deux catégories. Il distinguera ainsi le meilleur roman et le meilleur essai.
Dans la catégorie roman, quatre titres restent en compétition. Il s’agit de La part absente de Rachida Brakni, L’Ayatollah aimait sa femme plus que Dieu de Javad Djavahery, Feu de Dieu de Mohamed Kacimi et La grande méthode de Louisa Yousfi.
La catégorie essai réunit également quatre ouvrages. Akram Belkaïd concourt avec Chroniques du ramadan. Voyage intimiste au cœur du jeûne. La sélection comprend aussi Une histoire du temps dans le monde arabe de Sylvia Chiffoleau.
Enfin, Faouzia Farida Charfi figure parmi les finalistes avec Lettre à mon petit-fils sur l’Islam d’aujourd’hui. Olivier Hanne complète la sélection avec L’Islam des lumières. Histoire de l’humanisme musulman, VIIᵉ-XXIᵉ siècle.
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Ainsi, les huit finalistes proposent des approches variées de l’islam, de son histoire et des sociétés musulmanes. Le prix distingue des ouvrages qui abordent ces sujets sous un angle théologique, culturel, historique ou philosophique.
Un prix créé en 2022
La Grande Mosquée de Paris a créé son Prix littéraire en 2022. Chaque année, il récompense un roman et un essai. Les ouvrages doivent traiter de l’islam ou de la civilisation musulmane sous un angle théologique, historique, culturel ou philosophique.
Pour cette édition, les livres devaient être écrits ou traduits en français. Ils devaient également paraître en France du 15 août 2025 au 30 septembre 2026. Chaque lauréat recevra 3 000 euros. Les noms des deux gagnants seront annoncés le mardi 13 octobre, lors de la cérémonie organisée à la Grande Mosquée de Paris.
Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz, préside le jury. Celui-ci rassemble des personnalités issues de la littérature, de l’université, de la culture et de l’édition. Parmi ses membres figurent notamment l’écrivaine Djaïli Amadou Amal, le philosophe Souleymane Bachir Diagne, l’éditrice Lucie Bressy et Manuel Carcassonne, directeur général des éditions Stock. L’historien Benjamin Stora, les écrivaines Amina Damerdji et Delphine Jouenne ainsi que le journaliste et éditeur Jean-Louis Gouraud participent également au jury. La directrice des publications de Frémeaux & Associés, Claude Colombini, l’historien Jérôme Cotillon, Aïcha Mokdahi, Pierre Leroy et Martine Heissat complètent cette composition.
Depuis sa création, le prix a déjà distingué plusieurs ouvrages. En 2025, Hajar Azell a remporté le prix du roman pour Le sens de la fuite. Dans la catégorie essai, El Mouhoub Mouhoud a reçu la récompense pour Le Prénom. Esquisse pour une auto-histoire de l’immigration algérienne.
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Une édition marquée par le centenaire
La cinquième édition accompagne le centenaire de la Grande Mosquée de Paris. L’institution a été inaugurée le 15 juillet 1926, en présence du président de la République Gaston Doumergue. À l’époque, sa création répond notamment à la volonté de rendre hommage aux soldats musulmans morts pour la France durant la Première Guerre mondiale.
Depuis, la Grande Mosquée de Paris a développé une activité qui dépasse le seul cadre du culte. Elle accueille notamment des événements culturels, des rencontres et des initiatives consacrées aux lettres.
Pour son centenaire, l’institution met donc l’accent sur cette ouverture. Le Prix littéraire s’inscrit dans cette démarche en réunissant des auteurs, des chercheurs, des éditeurs et des lecteurs autour du livre.
Dans son communiqué consacré aux finalistes, Chems-eddine Hafiz présente le prix comme un moyen de soutenir les œuvres qui « éclairent, qui transmettent et qui rapprochent ».
Le rendez-vous du 13 octobre prolongera cette volonté d’ouverture. La cérémonie permettra ainsi de mettre en lumière deux ouvrages parmi les huit finalistes, tout en faisant du livre un espace de connaissance, de transmission et de dialogue.


