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Les 26 et 27 septembre, le FIAP Paris a accueilli la première édition du Salon littéraire algérien à Paris. Pendant deux jours, écrivains, lecteurs, universitaires et acteurs culturels se sont retrouvés autour du livre, de la création et du débat. Partenaire média de l’événement, Dzdia était sur place pour suivre cette première édition.
Organisé par l’association Les Amis de Salama, le salon avait pour objectif de mettre en avant les auteurs algériens francophones et leur contribution à la culture française. Benaouda Lebdai, responsable de la programmation scientifique du salon, a expliqué à Dzdia les ambitions de cette première édition.
« On voulait mettre en avant les auteurs algériens francophones et leur apport à la culture française », confie-t-il à Dzdia.

L’événement a attiré un public nombreux au fil des activités proposées. En plus de l’exposition et de la présentation d’ouvrages algériens, plusieurs rencontres et conférences ont abordé la littérature, la culture algérienne ainsi que les relations franco-algériennes.
De nombreux auteurs et acteurs culturels au rendez-vous
Pour cette première édition, le salon a réuni une importante délégation d’auteurs venus présenter leurs ouvrages et rencontrer les visiteurs.
Pendant les deux journées, le public a notamment pu retrouver Maïssa Bey, Azouz Begag, Ahmed Bedjaoui, Sabrina Abda, Malika Chitour, Kamel Louafi, Myassa Messaoudi, Ania Mezaguer, Driss Reffas et Keltoum Staali. Le réalisateur Abdenour Zahzah figurait également parmi les invités. Sa présence, comme celle d’autres intervenants issus du cinéma et de la recherche, a élargi les discussions au-delà du seul champ littéraire.
La diversité des participants a ainsi permis de croiser différentes générations, expériences et approches autour de la création algérienne.
Maïssa Bey : « Les plumes francophones algériennes méritent d’être connues en France »
L’une des voix majeures de la littérature algérienne contemporaine, Maïssa Bey a participé à un débat consacré à l’écriture féminine algérienne engagée. La rencontre était animée par Maya Zerrouki Bendimerad, directrice et fondatrice de DZDIA. Pour la romancière algérienne, ce type de rendez-vous contribue à donner davantage de visibilité aux voix littéraires algériennes.
« Les plumes francophones algériennes méritent d’être connues en France », souligne Maïssa Bey.

Son intervention a également permis d’aborder la place des femmes dans la littérature algérienne. Elle a évoqué la manière dont les écrivaines portent, à travers leurs textes, des regards et des voix multiples.
Partager la culture et la création algériennes
Pour Hassina Sahraoui, présidente de l’association Les Amis de Salama, organisatrice du salon, l’objectif est avant tout de partager la culture et la littérature. Cette ambition s’est traduite par une programmation variée, mêlant rencontres littéraires, conférences, poésie, cinéma et discussions autour de l’histoire algérienne.
La manifestation a ainsi réuni plusieurs générations et sensibilités autour de la création algérienne. Aussi, elle a favorisé la rencontre avec les lecteurs.
Littérature, cinéma, histoire et débats
La littérature n’était pas le seul domaine représenté durant ces deux journées. La poésie, le cinéma et les échanges intellectuels occupaient également une place importante. La projection du film Frantz Fanon, suivie d’un débat, a notamment permis d’aborder la figure et la pensée de cet intellectuel majeur de la lutte anticoloniale.
De son côté, Ahmed Bedjaoui a participé, le deuxième jour, à une discussion consacrée à l’évolution du cinéma algérien. Il estime que les œuvres littéraires pourraient être davantage exploitées par les cinéastes.
« Les cinéastes devraient recourir davantage à l’adaptation d’œuvres littéraires, parce qu’il existe énormément d’histoires intéressantes », confie-t-il à Dzdia.

Pour lui, le patrimoine littéraire algérien offre de nombreux récits susceptibles d’inspirer le cinéma et de contribuer au renouvellement des productions.
À travers ces différentes propositions, le Salon littéraire algérien à Paris a voulu faire dialoguer le livre avec le cinéma, la poésie, l’histoire et la réflexion.
Cette première édition a mis en lumière plusieurs auteurs et intervenants issus de la création et de la recherche algériennes. Elle a aussi permis au public de découvrir leurs travaux et de prendre part aux discussions proposées durant les deux journées.
Le Salon littéraire algérien à Paris marque ainsi le lancement d’un rendez-vous consacré à la création algérienne en France. Sa volonté est de rapprocher auteurs, lecteurs et acteurs culturels. Le rendez-vous est pris pour la 2ème édition





