Comment réunir humour, musique et gastronomie algérienne dans un même lieu ? Vendredi 19 juin, le média culturel Dzdia a relevé le défi avec la première édition des « Rencontres aux saveurs Dzdiennes ». Organisée à bord du Babour Sauvage, à Paris, cette soirée a rassemblé un public venu partager un moment placé sous le signe de la culture algérienne.
Avec le soutien de plusieurs partenaires, dont Yassir, sponsor de l’événement et plateforme de billetterie de la soirée, ce rendez-vous a mêlé découvertes culinaires, spectacle humoristique et concert. Pour cette première édition, Dzdia a misé sur deux artistes appréciés du public : l’humoriste Smail Chertouk et la chanteuse Amel Zen. Une formule qui a trouvé son public et qui devrait connaître une suite très prochainement.
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Rencontres aux saveurs Dzdiennes : une première réussie pour Dzdia
Dès l’arrivée sur la péniche, les visiteurs étaient accueillis par plusieurs exposants mettant à l’honneur le savoir-faire algérien. Le restaurant Majouja, représenté par sa fondatrice Katia Barek et sa cheffe Nna Nora, proposait une sélection de spécialités algériennes revisitées pour l’occasion.
M’hadjebs, kesra farcie, kalb el louz, makrout ou encore du cherbet et des sodas algériens emblématiques – « un peu de gazouz, un peu de limonade », comme l’a lancé avec humour Katia Barek en reprenant un célèbre mème algérien – composaient une carte pensée pour la dégustation sur une péniche. Avec son humour habituel, Nna Nora résumait sa recette du succès : « Une bonne semoule, une bonne huile d’olive, de l’amour dedans et la touche DZ. Les quatre ingrédients magiques. »
Cette mise à l’honneur des saveurs algériennes s’inscrivait pleinement dans l’esprit de la soirée, pensée comme un moment de rencontre entre gastronomie, culture et création artistique. C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé Maya Zerrouki Bendimerad, fondatrice et directrice de Dzdia, dans son discours d’ouverture, en présentant l’ambition de cette nouvelle série de rendez-vous culturels.
« Nous allons nous lancer dans une série d’événements. À Paris déjà, pour commencer. Des événements culturels DZ, bien sûr, et placés sous le signe des saveurs dzdiennes tout au long de l’année », a-t-elle déclaré.
Cette première édition s’est également construite grâce à plusieurs collaborations. Partenaire principal de la soirée, Yassir a accompagné l’événement en assurant la commercialisation des billets via sa nouvelle plateforme de billetterie événementielle lancée récemment en France. Le Babour Sauvage quant à lui a accueilli cette première édition, tandis que le Collectif DayZ a contribué à sa mise en œuvre.
La directrice de Dzdia a également mis en avant les exposants présents, notamment Majouja, l’huilerie Thissirt et Le Bouchon Kabyle, tout en soulignant l’importance de soutenir les entrepreneurs et artisans algériens.
Smail Chertouk ouvre la soirée avec humour
La partie artistique a débuté avec Smail Chertouk. L’auteur et humoriste a présenté un extrait de son spectacle L’Algérie tu l’aimes ou tu la kiffes, déjà remarqué par le public en France.
Avant son entrée sur scène, Maya Zerrouki Bendimerad a salué le parcours de l’artiste et le partenariat noué avec lui depuis plusieurs mois. « La révélation de l’année de l’humour algérien en France, en Navarre et un peu partout dans le monde », a-t-elle lancé sous les applaudissements du public.
Face à une salle attentive, Smail Chertouk a rapidement installé son univers. Son humour, nourri d’observations du quotidien et de références à la société algérienne, a donné le ton de la soirée.
Amel Zen séduit le public avec sa « Qaâda Zen »
Après l’humour, place à la musique. Accompagnée de ses musiciens, Amel Zen a présenté son spectacle « Qaâda Zen », un format qui mêle chansons, anecdotes et échanges avec le public.
Figure reconnue de la scène musicale algérienne, l’artiste a alterné compositions personnelles et reprises. Elle a notamment interprété « Chkoun Nta ? », un titre consacré aux droits des femmes. En présentant la chanson, elle a évoqué avec humour la figure du « zetchologue », qu’elle décrit comme « un personnage aigri » qui se considère comme le gardien de la société, plus particulièrement de Lemra (femme en darija).
Plus tard dans la soirée, l’émotion a gagné le public lors de sa reprise d’Alger Alger de Lili Boniche. « Partir, loin de chez soi, quitter sa terre, le ventre serré et la gorge nouée… Alger et l’Algérie me manquent », a confié la chanteuse avant d’interpréter le morceau. Cette séquence a particulièrement touché de nombreux spectateurs. L’une des participantes a confié avoir été immédiatement replongée dans ses souvenirs d’Alger.
« Alger Alger m’a ramenée très loin. Les ruelles du Telemly, la rue Didouche Mourad, la Grande Poste…toute mon enfance, je l’ai passée là-bas », a-t-elle raconté.
La spectatrice a également salué la prestation de la chanteuse : « J’ai beaucoup aimé Amel Zen. Elle a une voix magnifique et une présence qui fait chaud au cœur. »
La soirée s’est finalement achevée sous les applaudissements du public.
Rencontres aux saveurs Dzdiennes : Une soirée qui mêle culture et gastronomie algériennes
Au-delà des spectacles, les Rencontres aux saveurs Dzdiennes ont aussi permis aux participants de découvrir plusieurs produits algériens dans une ambiance conviviale.
Les spécialités proposées par Majouja ont rencontré un franc succès. Une participante, rencontrée à la sortie du spectacle, n’a pas caché son enthousiasme : « J’étais ravie de retrouver Majouja ici. J’adore Nna Nora et toute l’équipe. Et il faut absolument goûter à la kesra farcie », a-t-elle lancé avant d’ajouter, en croquant dans sa galette : « J’adore ! »
L’huile d’olive de la marque Thissirt a également attiré de nombreux curieux venus échanger avec les producteurs sur leur savoir-faire. Cette dimension gourmande faisait pleinement partie du concept imaginé par Dzdia. En effet, la plateforme dzdienne souhaitait associer différentes expressions de la culture algérienne au cours d’une même soirée. L’accueil réservé à cette première édition semble confirmer l’intérêt du public pour ce format.
« Une très belle soirée, avec de l’humour pour commencer puis de très belles chansons algériennes. Un vrai plaisir », résumait une spectatrice qui révèle avoir vu l’annonce de l’événement sur les réseaux sociaux. Elle ajoute : « Dès mon arrivée sur la péniche, entre le drapeau algérien, la musique et les odeurs de cuisine, je me suis sentie en Algérie. »
Des partenariats au service de la culture algérienne
Lors de son intervention, Maya Zerrouki Bendimerad a insisté sur l’importance du travail collectif dans la réussite de cette première édition. « On ne fait jamais les choses tout seul. On les fait mieux avec d’autres », a-t-elle confié à Dzdia.
La directrice du média a notamment salué les partenariats conclus avec Yassir, le Babour Sauvage et le Collectif DayZ. Ce dernier, représenté notamment par Smail Chertouk, Khadija et Mehdi, partage selon elle la même vision de l’action culturelle algérienne. « Les partenariats que nous avons conclus avec Yassir, avec le Babour Sauvage et le Collectif DayZ augurent d’une série d’autres événements magnifiques qui nous attendent », a-t-elle déclaré.
Dzdia confirme son rôle d’acteur culturel
À l’issue de l’événement, Maya Zerrouki Bendimerad s’est dite particulièrement satisfaite de cette première édition. « Mon sentiment ce soir, c’est un immense sentiment de satisfaction et de fierté. D’avoir réussi ce premier événement avec nos partenaires », a-t-elle confié à Dzdia.
Elle a également insisté sur la vocation du média. « Notre mission première est d’informer. Être fidèle à l’information culturelle algérienne où qu’elle soit dans le monde. » Tout en rappelant cette mission éditoriale, la fondatrice de Dzdia a confirmé sa volonté de poursuivre l’organisation d’événements culturels à taille humaine.
Avant de quitter la scène, Maya Zerrouki Bendimerad a donné rendez-vous aux participants pour de nouvelles éditions. « Il y aura d’autres éditions, d’autres Saveurs Dzdiennes à la rentrée. Je vous demande de rester attentifs aux informations que nous donnerons sur Dzdia. »
Une annonce qui laisse déjà entrevoir la suite de cette aventure culturelle lancée par le média algérien à Paris.


