Yasmina Khadra s’apprête à retrouver les librairies avec un nouveau roman très attendu. Intitulé Le Prieur de Bethléem, l’ouvrage paraîtra au mois de mars aux éditions Flammarion, seulement deux ans après Cœur d’amande. Cette cadence de publication, inhabituelle pour l’écrivain, a immédiatement suscité l’enthousiasme de ses lecteurs.
L’auteur a lui-même fait l’annonce sur les réseaux sociaux. Il l’a accompagnée d’une phrase lourde de sens :
Rien n’indigne autant le Mensonge que la Vérité .
Yasmina Khadra
Ainsi, cette citation donne le ton et laisse présager un récit dense, engagé et profondément humain, fidèle à l’univers littéraire de Yasmina Khadra.
Bethléem au cœur du récit
Pour l’instant, peu de détails ont filtré sur l’intrigue. Pourtant, le titre du roman suffit à éveiller l’imaginaire. Bethléem, ville emblématique de la Palestine, occupe une place centrale dans ce nouveau livre. De plus, le récit s’inscrit dans la continuité de l’engagement de l’écrivain pour les causes humaines et les territoires meurtris du monde arabe.
Selon les premières informations éditoriales, le nouveau roman de Yasmina Khadra s’articule autour d’un manuscrit interdit. Ce texte porte la voix d’un moine palestinien confronté à la violence, à l’effacement et à la nécessité de témoigner. Ici, la littérature devient un acte de résistance. Elle permet surtout de dire l’indicible.
Une œuvre fidèle à ses thèmes majeurs
À travers Le Prieur de Bethléem, Yasmina Khadra poursuit l’exploration des thèmes qui traversent toute son œuvre. Il interroge la quête de vérité, la dignité humaine et les ravages de l’injustice. Par ailleurs, il met en lumière le pouvoir salvateur de la parole. Le roman se fait alors conscience, mémoire et cri face au silence.
Une voix incontournable de la littérature contemporaine
Auteur parmi les plus lus de la littérature francophone, Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, s’est imposé avec des romans majeurs tels que Morituri, Les Hirondelles de Kaboul, L’Attentat ou encore Ce que le jour doit à la nuit. Traduit dans de nombreuses langues et adapté au cinéma, il a également reçu de multiples distinctions internationales.
Quatrième de couverture
Un éditeur parisien est enlevé dans des circonstances mystérieuses. Séquestré dans un réduit, il découvre que son ravisseur lui a soumis un manuscrit qu’il avait refusé. L’auteur de ce texte, un moine palestinien éprouvé par la violence, exige que son récit soit connu de tous. À travers lui, il cherche à révéler la tragédie d’une terre en larmes et en sang.
Avec un talent remarquable, Yasmina Khadra déploie un texte d’une force impressionnante. Il y insuffle aussi une poésie très évocatrice, qui éclaire le naufrage de l’humanité contemporaine.


